18 septembre 2009 | Pas de commentaires
Thomas vit dans un monde qui jusqu’à récemment n’était fréquenté que par une élite, un certain de nombres de jeunes gens qui se remarquaient par leur manque de vie sociale et leur connaissance de l’informatique, des livres, bandes-dessinées, comics et jeux. De nos jours, cette élite s’est étendu au plus crétin d’entre eux qui sait se servir de ces dix doigts et qui n’est pas plus sociable à cause d’une certaine marginalité. On les appelle des geeks, nerds, gamers ou nolife. Ces termes vous disent sans doute quelque chose, et pour causes, c’est devenu un phénomène de mode.
Thomas est un garçon comme on en croise beaucoup, ni beau ni moche mais après tout qui sommes nous pour imposer des critères de beauté, on dira donc que Thomas est un jeune comme les autres d’une famille simplement comme les autres.
Il est vrai qu’il lisait beaucoup mais ce qu’il préférait par-dessus tout c’était les comics. Pour ceux qui ne connaissent pas, je me contenterais de vous donner quelques noms de super-héros : X-men, Superman, Spiderman, Batman… pour ne citer qu’eux !
Thomas avait un ami qui vivait pour les mêmes passions que lui, Julien. Ils rêvaient de travailler comme testeur de jeux vidéos ou pour le compte d’un groupe qui gère les jeux. Julien jouait beaucoup, lisait moins mais Ils étaient très complices et se comprenaient. Lorsque l’un devait sortir pour acheter un truc ou un autre, tous deux se donnaient rendez-vous et passaient ainsi du temps ensemble, ce que j’entends par ensemble c’est en tant que personne physique car du temps ils en passaient mais dans leur monde virtuel, ce qui avaient le don d’agacer leurs colocataires respectifs.
Un jour que Thomas prenait ses parutions du mois, Julien lui expliqua qu’il venait de trouver un nouveau sur internet qui ne nécessitait pas d’accord parental ni de payer quoique ce soit. Il lui parla longuement de ce jeu en ligne qu’il aurait aimé tester avec son ami le week-end. Prétextant l’anniversaire de l’un d’eux, Thomas dormirait samedi soir chez son ami. Son coloc’ ne percuta pas lorsqu’il vit que celui-ci embarquait la tour de son ordinateur sous le bras.
Le jeu consistait à retrouver un meurtrier avec l’aide d’une jeune fille qui avait pour but de guider les joueurs dans une ville qu’ils pouvaient alors choisir. Ils y passèrent la nuit et lorsque la fatigue eut raison d’eux, ils se rendirent à l’évidence : s’ils ne voulaient pas perdre tout ce qu’ils avaient déjà appris dans leur enquête, il était préférable de ne pas couper. Ils laissèrent allumer et une fois les têtes posaient sur leurs oreillers sans discuter, ils tendirent leurs feuilles-de-choux pour s’apercevoir qu’une mélodie très agréable leur parvenait.
Au réveil, ils se sentirent vraiment bizarre mais pas inquiets, ils avaient faim mais ne pouvaient rien manger. Ils prirent leur petit déjeuné quand même et montèrent très vite à la chambre. Quand ils arrivèrent devant l’écran qu’elle ne fut pas leur surprise de pouvoir enfin avoir l’identité de la victime. Ils avaient choisi une ville qu’ils connaissaient plutôt bien pensant qu’il serait plus simple de trouver des indices. Julien ne comprenait pas ce qui se passait, il était alors sur que Thomas était seul fautif, qu’il lui jouait un mauvais tour histoire qu’il se rende compte que les jeux vidéos peuvent être vraiment stupides parfois. Il eut beau se défendre, Julien refusa de le croire, Thomas ne voulait pas croire non pus ce qu’il venait de lire sur cet écran. « Nom de la victime : M., Julien. Age : 25… »
C’en fut trop pour les deux garçons mais il fallait continuer l’enquête, ne pas se laisser impressionner par l’informatique et le niveau de réalité du jeu. Ils continuèrent à jouer et cela pendant des nuits entières sans que leurs colocataires ne le remarquent. Un dimanche matin que le colocataire de Julien préparait les choses à emporter pour la semaine de camping au bord du lac près de chez eux, celui-ci eut une révélation et alla chercher dans les anciennes pièces à convictions qu’ils avaient archivé. Il trouva l’indice suprême qui le fit remonter jusqu’à une fille, une femme plutôt. Il alla sur sa fiche de jeu et en lut toutes les lignes, tenta de charger les photos du profil en vain. Il appela son ami qui réussit alors à ouvrir le fichier. Il aurait voulu raccrocher pour ne pas avoir à dire à Julien que la femme de la fiche, sa meurtrière n’était autre que sa propre copine. Ils en restèrent bouche baie, se donnèrent rendez-vous au lac dès que les moteurs de voitures seraient coupés.
Julien avait peur de ce qu’il venait de lui être révélé, elle devait être également être là avec ses copines mais le jeu avait changé la donne, il ne voulait plus partager sa tente avec elle mais n’en parlait qu’à Thomas qui était le seul à pouvoir comprendre. Pourtant il lui expliqua que son geste allait surement alerter sa copine qui ne savait pas qu’eux savaient, il lui promit de s’installer juste à côté afin qu’il puisse tout entendre aux cas où.
Ils étaient en pleine nature, pas de jeu, pas d’ordinateur, pas de recoins à explorer et aucuns pour se cacher, Thomas était très inquiet de voir combien Julien était tellement pris par le jeu qu’il en devenait paranoïaque et que sa névrose était sans doute contagieuse. Une fois le campement installé, ils allèrent se promener en amoureux comme elle disait. Le reg ard craintif de Julien se posa sur lui, il comprenait alors que soit il les suivait pour apaiser son ami soit il les laissait tranquille ainsi il comprendrait à son tour que ce jeu était vraiment nul et que la seule personne qu’il devait craindre était lui-même.
Thomas prit la décision de ne pas les suivre au risque de se tromper. Puis réflexion faite, il se mettait à ébaucher un dénouement logique à la perte de Julien. S’il devait mourir, il saurait de toutes façons qui était le tueur, de plus, il n’était pas le seul à les avoir vu partir en promenade. Ils semblaient dont évident que la fin de cette histoire serait juste. Il était alors perdu dans ses pensées quand il entendit un cri venant du chemin que le couple venait d’emprunter, un cri de femme. De femme ? Est-ce qu’elle l’avait tué et regretté déjà son acte ? Non cela aurait été trop simple à résoudre l’enquête. Il se précipita jusqu’à l’endroit d’où lui semblait venir les cris. La petite-amie de Julien se tenait pencher au dessus d’un ravin et lorsqu’elle l’aperçut courant vers elle, elle tenta de lui crier ce qui s’était passé. Elle voulait juste lui prendre la main et lui expliquait qu’elle voulait rompre car elle avait rencontré un autre type sur un jeu en ligne où il devait raconter des images sordides qui leur venait à l’esprit le plus souvent. Elle avait peur de ce qu’elle imaginait, de ce qu’elle voyait et cet autre type lui avait assuré que la réalité et les fantasmes sont bien deux choses très distincts. Elle s’était attachée à cet homme et voulait juste rompre.
Quand Thomas retrouva Julien sur son lit d’hôpital, tout empâté de la tête au pied et qu’il lui raconta ce qu’il semblait s’être passé, une seule question restait sur leurs lèvres : Coïncidence entre jeux ou planifications de la part des concepteurs?
Une enquête fut faite et il s’avéra que le concepteur du jeu des garçons s’inspirait du site de jeu pour filles qu’il avait mis au point, misant ainsi sur les tableaux pour faire parler de lui.