14 août 2009 | 1 Commentaire
Je n’ai qu’une passion : le basketball. Depuis tout petit, alors que mes copains rêvaient d’être pompiers ou policiers, je voulais être professionnel de basket. Aujourd’hui j’ai 23 ans, je joue pour l’équipe nationale mais on ne peut pas dire que j’excelle. Je ne suis pas gauche non plus, disons que je me débrouille.
Il y a six mois, une pom-pom girl est venue se présenter à moi, Carine venait d’arriver et cherchait surtout à se faire remarquer. Je ne vais pas mentir, elle était vraiment superbe, il était donc normal que je craque pour elle. Malheureusement, je n’étais pas la star de l’équipe, elle se rapprocha du capitaine mais nous devenions amis. On s’appelait régulièrement, quand son copain ne voulait pas aller au cinéma avec elle, je l’accompagnais, quand il n’était pas là pour elle, moi j’étais là. JE savais très bien que c’était une cause perdue mais je ne voulais pas lâcher le morceau, tant que j’étais dans sa vie, je marquais des points.
Un jour que l’on jouait un match important, je me fis remarquer par une magnifique interception qui nous valut une victoire. Par chance, il y avait du beau monde. Paul T., manager américain de joueur, vint à ma rencontre et me proposa un coup de main pour devenir un grand basketteur. Comment aurais-je pu refuser une telle proposition ? Il voulait m’aider, moi Max, petit défenseur dans une petite équipe. J’allais réaliser mon rêve et partir dans le pays qui a rendu ce sport populaire et qui fait de chaque joueur des stars, j’allais devenir le nouveau Tony Parker. Avant de prendre une telle décision, il me fallait peser les avantages et inconvénients que ça allait engendrer. Je mis 10 minutes seulement pour choisir le sport en vrai pro, la célébrité, l’argent, l’Amérique, les filles…
La première personne que je voulais prévenir de mon choix était Carine, elle fut bouleversée même après lui avoir promis que ça ne changerait rien, qu’elle pourrait toujours m’appeler quand je serais là bas. Elle m’accompagna à l’aéroport, ce fut terrifiant tellement c’était émouvant. Paul me prit par les épaules et me dit que ma petite copine bénéficierait de réduction sur les vols New York- Paris. Qu’est-ce qu’il avait pas dit ! Ma petite copine ! Cela me fit longuement sourire, c’est vrai que l’on aurait dit qu’elle pleurait son boyfriend mais ça n’était pas le cas.
Je ne devais pas penser à ça, il fallait me concentrer sur la rencontre que j’allais faire le lendemain, celle de mon équipe. Ils étaient tous absolument géniaux, l’entraînement fut éreintant mais je pris un pied grave. Les gars m’invitèrent à des fêtes, toutes occasions étaient bonnes pour sortir et s’amuser mais je n’arrivais à me défaire de l’image de Carine. On s’appelait tous les jours pour parler de tout et de rien, j’avais peur de m’être trop attaché et de ne pas réussir à me défaire des sentiments que j’avais pour elle. Malgré tout, l’équipe me soutenait. Je leur avais parlé de Carine, c’est aussi pour ça qu’ils me bougeaient pour sortir.
C’est lors d’une de ces fêtes que je fis la rencontre de Stacy, une pom-pom girl. Vous allez me dire « décidément », et bien oui… oui j’ai craqué pour cette fille qui s’intéressait à moi et non pas à ma position dans l’équipe ou à ma cote de popularité. Plus je me rapprochais de cette fille, plus j’en voulais à Carine d’avoir préféré le capitaine de l’équipe qui l’a traité comme un chien. Je mis donc des distances entre Carine et moi, je ne l’appelais qu’un jour sur trois, et quand je l’avais au téléphone je lui parlais de Stacy puis je trouvais un prétexte pour couper court à la conversation. Je ne voulais pas la blesser mais je ne voulais pas non plus de fantômes dans ma vie et c’est ce qu’elle était à ce moment. Elle m’empêchait d’aller de l’avant alors je pris mon courage à deux mains et lui expliqua qu’il serait mieux pour tous les deux que l’on ne s’appelle plus. Sa seule réponse fut : « Je t’aime, tu ne peux pas me faire ça. ». Je pris la nouvelle très mal, comment pouvait-elle me dire ça alors que je pouvais enfin avancer.
Je n’eut plus d’appels, plus de lettres, plus de messages pendant près d’un mois. Je pensais avoir fait mon deuil de Carine lorsqu’elle débarqua le jour de la signature de mon contrat avec l’équipe devant les caméras. Je ne savais pas ce qu’elle voulait, même quand elle vint à moi pour me prendre dans ses bras. Qu’est-ce qui me prouvait qu’elle était sincère ? Je ne sais pas ce qui se passa mais mon corps ne répondait plus, je ne contrôlais plus rien. Elle était là, auprès de moi, elle m’aimait et je l’aimais. Notre idylle dura trois semaines et pour être sûr de la nature de ses sentiments, je lui proposa de rester vivre à New York avec moi, elle deviendrait une pom-pom girl de notre équipe et vivrait avec moi mais mes doutes se révélèrent fondés. Elle refusa et s’emporta, hurla, pleura et s’effondra sur le sol du gymnase où je m’entraînais. Je ne pensais pas que ça finirait comme ça mais je voulais qu’elle reste mon amie. Non pas parce que c’est ce que veut la politesse, j’avais besoin d’elle et elle avait besoin de moi. Quand elle fut de retour en France, je l’appela et tous les jours, ce fut ainsi, elle ne voulait pas que je laisse tomber mon rêve, que je me relâche pendant les entraînements, elle souhaitait que je devienne celui que j’avais toujours voulu être avec ou sans elle.
Je revis Stacy, ce qui me permis de me faire une réputation. Elle me rhabillait et m’expliquait où et comment je devais être pour qu’on me remarque, pour que l’on parle de moi. En une semaine, elle fit de moi sa marionnette et j’avoue que son cinéma marchait plutôt bien auprès de la presse à scandales. Tout en voyant mon compte en banque flamber, je voyais ma penderie se remplir dans une villa sur la côte que je trouvais beaucoup trop spacieuse pour une seule personne, car Stacy tenait à être indépendante c’est pourquoi elle s’était offert un appartement avec mon argent bien sur. Je la soupçonnais de mettre une partie de mon argent gagné, à faire des publicités pour des baskets ou des sodas, sur son propre compte. Soupçons qui se trouvaient être vrais et qui furent confirmés le jour où elle me plaquait pour le capitaine de l’équipe qui gagnait le double de moi.
Comment allais-je bien pouvoir m’en sortir ? Je venais de perdre la deuxième fille que je croyais aimer pour un capitaine. Là je vous autorise à me dire « décidément ». La colère qui me submergeait se changeait rapidement en déprime qui ne me quittait plus. Je n’avais plus goût à rien, le basket ne me motivait plus, les gars avaient beau venir me chercher à la maison, je refusais de sortir, l’entraîneur me mit un blâme et me fit comprendre que si je ne me prenais pas en main, c’était la porte, il ne payait pas des joueurs qui refusaient de se bouger pour l’équipe. Je pouvais comprendre mais je n’avais plus la force de me battre, de continuer. Un soir où je ne savais plus quoi faire, ni où j’étais, je composais le numéro de Carine. Je fus surpris de l’avoir au bout du fil mais tout avait changé. Elle ne m’apporta pas le réconfort que j’attendais d’elle mais me rappelait que c’était moi qui l’avait évincée de ma vie, que je ne prenais plus ses appels, je crois qu’à ce moment-là, quand elle me dit que je lui manquais et qu’elle raccrocha que je pris la décision de la rejoindre.
Je commençais par régler tout ce que je devais en vendant ma maison et en appelant l’entraîneur. Je m’excusais auprès de l’équipe et de Paul, qui avait cru en moi, je les remerciais pour le rêve qu’ils m’avaient permis de réaliser mais comme je n’étais pas à ma place, je m’efforçais de leur expliquer les raisons de mon retour en France. Je crois que je n’ai jamais été aussi fière de ma décision.
Une fois rentré, j’appelais mon ancien entraîneur qui accepta de me reprendre sous conditions bien entendu, il avait peur que je m’envole encore une fois. Je ne voulais pas le dire à Carine, il fallait que ce soit une surprise mais quand elle arriva à l’entraînement ce jour-là, elle était différente et je ne sais pas pourquoi mais cela me semblait naturel que l’on ne se prenne pas dans les bras, on se contenta de se dire des banalités comme si on ne s’était jamais quitté.
7 mars 2010 a 14:47
j’ai le même rêve et j’ai que 9 ans je joue tres bien il y a des proffesinel qui mon vu jouer il mon dit que c’etait tres bien et que je devait continuer comme ça et j’espere pour toi que tu sera tres bon joueur et continue comme ça